Depuis le 12 juin 2024, cette contravention peut faire l’objet d’une procédure d’amende forfaitaire. Le montant n’est donc plus systématiquement fixé par le tribunal : il peut être de 150 €, 200 € ou 450 € selon la date du paiement.
Un téléphone, un GPS ou une application de navigation ne sont donc pas interdits par nature. C’est la fonction proposée et utilisée qui doit être examinée.
Les services électroniques d’aide à la conduite peuvent notamment signaler des zones de danger. Ils peuvent toutefois être contraints de masquer temporairement certains signalements lorsqu’une interdiction de rediffusion est décidée dans le cadre d’un contrôle routier avec interception.
Qu’est-ce qu’un détecteur de radar ?
Un détecteur de radar est un appareil conçu pour repérer la présence ou le fonctionnement d’un dispositif utilisé pour constater une infraction routière. Il peut notamment détecter les ondes émises par certains radars de contrôle de vitesse ou signaler au conducteur l’approche d’un appareil de contrôle. Le détecteur de radar ne doit pas être confondu avec un simple GPS, un limiteur de vitesse ou un assistant d’aide à la conduite conforme à la réglementation. Ce n’est pas le nom donné au dispositif qui détermine sa légalité, mais sa fonction réelle ou la fonction sous laquelle il est présenté.Un détecteur de radar est-il légal en France ?
Non, la détention, le transport et l’utilisation d’un détecteur de radar sont interdits en France. Il n’est donc pas nécessaire que l’appareil soit en fonctionnement au moment du contrôle. Le fait de le conserver dans le véhicule peut suffire à caractériser l’infraction. Le conducteur ne peut pas utilement soutenir que l’appareil était éteint, débranché ou qu’il ne comptait pas l’utiliser. Le Code de la route sanctionne séparément :- la détention du dispositif ;
- son transport ;
- et son utilisation.
Quelle sanction pour un détecteur de radar ?
La détention, le transport ou l’utilisation d’un détecteur de radar constitue une contravention de cinquième classe. Depuis le 12 juin 2024, l’article R. 413-15 du Code de la route fait partie des contraventions de cinquième classe pouvant être traitées selon la procédure de l’amende forfaitaire. Le conducteur s’expose alors aux montants suivants :- une amende forfaitaire minorée de 150 € ;
- une amende forfaitaire de 200 € ;
- une amende forfaitaire majorée de 450 €.
- la saisie du détecteur de radar ;
- la confiscation de l’appareil en cas de condamnation ;
- la saisie possible du véhicule lorsque le dispositif y est placé, adapté ou appliqué ;
- la confiscation possible du véhicule par le tribunal ;
- une suspension du permis pouvant aller jusqu’à 3 ans.
| Sanction | Montant ou durée |
|---|---|
| Amende minorée | 150 € |
| Amende forfaitaire | 200 € |
| Amende majorée | 450 € |
| Amende maximale devant le tribunal | 1 500 € |
| Retrait de points | 6 points |
| Suspension judiciaire | Jusqu’à 3 ans |
| Détecteur de radar | Saisie et confiscation en cas de condamnation |
| Véhicule | Saisie et confiscation possibles si le dispositif y est installé |
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Appeler le cabinetQue dit le Code de la route pour un détecteur de radar ?
L’infraction de détention, de transport ou d’utilisation d’un détecteur de radar est prévue par l’article R. 413-15 du Code de la route. Le texte vise les appareils, dispositifs ou produits qui permettent ou sont présentés comme permettant :- de déceler la présence d’un appareil servant à constater une infraction routière ;
- de perturber le fonctionnement d’un appareil de contrôle ;
- de permettre au conducteur de se soustraire à la constatation d’une infraction ;
- d’avertir ou d’informer de la localisation d’un appareil de contrôle.
Quand intervient le retrait de points pour un détecteur de radar ?
Pour un avertisseur de contrôle radar , le retrait de 6 points n’intervient pas le jour du contrôle ni à la réception de l’avis de contravention. En application de l’article L.223-1 du Code de la route, la réalité de l’infraction entraînant retrait de points est établie par :- le paiement de l’amende forfaitaire ;
- l’émission du titre exécutoire de l’amende forfaitaire majorée ;
- l’exécution d’une composition pénale ;
- ou une condamnation définitive.
- soit parce que vous avez payé l’amende ;
- soit parce que l’amende a été majorée ;
- soit parce qu’un juge vous a condamné définitivement.
Quelle différence entre un détecteur de radar, un brouilleur et une application d’aide à la conduite ?
Plusieurs dispositifs sont couramment désignés comme des avertisseurs de radar alors qu’ils ne fonctionnent pas de la même manière et ne relèvent pas nécessairement du même régime.| Dispositif | Régime applicable |
|---|---|
| Détecteur de radar | Il repère les ondes ou le fonctionnement d’un appareil de contrôle. Il est interdit. |
| Brouilleur de radar | Il perturbe ou empêche le fonctionnement du contrôle. Il est interdit. |
| Avertisseur de localisation précise | Il indique précisément la position d’un radar ou d’un dispositif de contrôle. Cette fonction est interdite. |
| Assistant d’aide à la conduite | Il signale une zone de danger ou de vigilance sans détecter directement le radar. Il peut être autorisé lorsqu’il respecte la réglementation. |
Un détecteur de radar non branché peut-il être sanctionné ?
Oui. L’interdiction ne concerne pas seulement l’utilisation du détecteur. Elle vise également sa détention et son transport. Le fait que l’appareil soit éteint, rangé ou non branché ne suffit donc pas à faire disparaître l’infraction s’il se trouve dans le véhicule et qu’il peut être attribué au conducteur. En revanche, la nature exacte de l’appareil doit toujours être vérifiée. Un assistant d’aide à la conduite conforme ne doit pas être assimilé automatiquement à un détecteur de radar interdit.Le véhicule peut-il être saisi à cause d’un détecteur de radar ?
L’appareil est saisi lorsqu’il entre dans le champ de l’article R. 413-15 du Code de la route. Lorsque le détecteur est placé, adapté ou appliqué sur le véhicule, le véhicule peut également être saisi. Il ne s’agit pas d’une conséquence automatique dans chaque dossier. En cas de condamnation, la confiscation du détecteur est obligatoire. La confiscation du véhicule peut également être prononcée lorsque le dispositif y était installé ou adapté. Il convient donc de distinguer :- la saisie, qui intervient pendant la procédure ;
- la confiscation, qui entraîne la perte définitive du bien à la suite de la décision judiciaire.
Peut-on contester une amende pour détecteur de radar ?
Une contestation est possible, mais elle doit être engagée avant le paiement de l’amende. Le paiement reconnaît l’infraction, éteint l’action publique et déclenche ensuite le retrait de 6 points. La contestation peut notamment nécessiter de vérifier :- l’identification précise du dispositif saisi ;
- ses caractéristiques techniques ou la manière dont il était présenté ;
- la distinction entre un détecteur interdit et un assistant d’aide à la conduite autorisé ;
- les conditions dans lesquelles la détention, le transport ou l’utilisation ont été constatés ;
- l’attribution de l’appareil au conducteur poursuivi ;
- la régularité du procès-verbal, de la saisie et de la procédure.
Pourquoi faire appel au Cabinet Kirmen & Lefebvre pour contester votre infraction liée à un détecteur de radar
Le Cabinet KIRMEN & LEFEBVRE exerce exclusivement comme avocat en droit routier depuis plus de 15 ans. Nous intervenons partout en France pour défendre les conducteurs dont le permis est menacé, avec plus d’un millier de permis sauvegardés ou récupérés depuis notre création. Notre pratique est centrée sur la défense des conducteurs confrontés à des infractions routières, comme celle liée à la détention ou à l’utilisation d’un détecteur de radar. Chaque dossier fait l’objet d’une analyse attentive des pièces, des délais, des antécédents et des éventuelles irrégularités de procédure. Nous sommes également engagés auprès d’associations de défense des automobilistes, notamment la FNEC et l’ANDEVI, et sommes régulièrement sollicités par les médias pour notre expertise en droit routier.Une contestation mal faite peut vous coûter votre permis.
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