La sanction dépend surtout de la vitesse maximale autorisée sur la voie : les règles ne sont pas les mêmes selon que la limitation est supérieure à 50 km/h ou égale ou inférieure à 50 km/h.
Depuis le 1er janvier 2024, un dépassement inférieur à 5 km/h n’entraîne plus de retrait de point. En revanche, il reste sanctionné par une amende.
Pour un excès de vitesse inférieur à 20 km/h, l’article R.413-14 du Code de la route ne prévoit pas de suspension du permis en tant que peine complémentaire propre à cette tranche. La suspension du permis est prévue pour les dépassements de 30 km/h ou plus.
Quelle sanction pour un excès de vitesse inférieur à 20 km/h ?
La sanction applicable à un excès de vitesse inférieur à 20 km/h dépend de la limitation de vitesse applicable à l’endroit du contrôle.| Situation | Sanction applicable |
|---|---|
| Excès de vitesse inférieur à 20 km/h sur une voie limitée à plus de 50 km/h | 3e classe, amende forfaitaire de 68 €, amende minorée de 45 €, amende majorée de 180 €, et un retrait de 1 point si le dépassement retenu est d’au moins 5 km/h. |
| Excès de vitesse inférieur à 20 km/h sur une voie limitée à 50 km/h ou moins | 4e classe, amende forfaitaire de 135 €, amende minorée de 90 €, amende majorée de 375 €, et un retrait de 1 point si le dépassement retenu est d’au moins 5 km/h. |
Votre permis est menacé par un excès de vitesse ?
Appelez le cabinet avant que les points tombent. Le cabinet intervient pour bloquer la perte de points et protéger votre droit de conduire.
Appeler le cabinetQue dit le Code de la route pour un excès de vitesse inférieur à 20 km/h ?
L’infraction de l’excès de vitesse inférieur à 20 km/h est prévue par l’article R.413-14 du Code de la route. “En cas de dépassement de la vitesse maximale autorisée compris entre 5 km/h et moins de 20 km/h, réduction d’un point.” Le texte sanctionne le fait, pour un conducteur, de dépasser la vitesse maximale autorisée fixée par le Code de la route ou par l’autorité compétente. En pratique, l’infraction peut être retenue lorsqu’un radar automatique, un radar mobile ou un contrôle réalisé par les forces de l’ordre relève une vitesse supérieure à la limitation applicable, après prise en compte de la vitesse retenue. Les forces de l’ordre doivent donc constater un dépassement de la vitesse maximale autorisée. La difficulté peut porter sur plusieurs points : la vitesse retenue, la limitation réellement applicable, le lieu du contrôle, l’identification du conducteur ou encore la régularité de l’avis de contravention. Pour les excès de vitesse inférieurs à 20 km/h, la distinction la plus importante concerne la limitation de la voie :- si la vitesse maximale autorisée est supérieure à 50 km/h, l’amende encourue est celle d’une 3e classe ;
- si la vitesse maximale autorisée est égale ou inférieure à 50 km/h, l’amende encourue est celle d’une 4e classe ;
- si le dépassement retenu est inférieur à 5 km/h, il n’y a pas de retrait de point.
Quand intervient le retrait de points pour un excès de vitesse inférieur à 20 km/h ?
Pour un excès de vitesse inférieur à 20 km/h, le retrait de 1 point concerne les dépassements compris entre 5 km/h et moins de 20 km/h. Il n’intervient pas le jour du contrôle ni à la réception de l’avis de contravention. En application de l’article L.223-1 du Code de la route, la réalité de l’infraction entraînant retrait de points est établie par :- le paiement de l’amende forfaitaire ;
- l’émission du titre exécutoire de l’amende forfaitaire majorée ;
- l’exécution d’une composition pénale ;
- ou une condamnation définitive.
- soit parce que vous avez payé l’amende ;
- soit parce que l’amende a été majorée ;
- soit parce qu’un juge vous a condamné définitivement.
Excès de vitesse entre 10 et 20 km/h
Un excès de vitesse entre 10 et 20 km/h correspond, en pratique, à un dépassement retenu compris entre 10 km/h et moins de 20 km/h au-dessus de la vitesse maximale autorisée. Dans cette tranche, le retrait de points est en principe de 1 point. Le montant de l’amende dépend ensuite de la limitation applicable :- sur une route limitée à plus de 50 km/h, l’infraction relève de la 3e classe et l’amende forfaitaire est de 68 € ;
- sur une voie limitée à 50 km/h ou moins, l’infraction relève de la 4e classe et l’amende forfaitaire est de 135 € ;
- le paiement de l’amende entraîne ensuite le retrait du point lorsque l’infraction devient définitive.
Faut-il payer l’amende après un excès de vitesse inférieur à 20 km/h ?
Si vous souhaitez contester l’infraction, il ne faut pas payer l’amende. Le paiement vaut reconnaissance de l’infraction et rend la contestation beaucoup plus difficile. Avant de payer, il faut donc vérifier l’impact réel de l’infraction sur votre permis :- le nombre de points restant sur votre permis ;
- la date possible de reconstitution automatique de points ;
- la possibilité d’effectuer un stage de récupération de points ;
- les délais de contestation ;
- les éventuelles irrégularités figurant dans le dossier.
Peut-on contester un excès de vitesse inférieur à 20 km/h ?
Oui, un excès de vitesse inférieur à 20 km/h peut être contesté, comme toute contravention, lorsque le dossier le permet. La contestation peut notamment porter sur :- l’identification du conducteur ;
- la vitesse retenue ;
- la limitation applicable sur la voie ;
- la régularité de l’avis de contravention ;
- le respect des délais de procédure.
Quel intérêt de contester pour un seul point ?
Un retrait de 1 point peut paraître limité lorsque le permis dispose encore d’un solde confortable. Mais la situation est différente si le conducteur est en permis probatoire, s’il exerce une profession nécessitant de conduire, ou si son solde de points est déjà faible. Dans ce cas, la stratégie peut viser deux objectifs :- contester le procès-verbal pour tenter d’éviter le retrait de points ;
- retarder le retrait de points pour permettre un stage ou une reconstitution du solde.
Pourquoi faire appel au Cabinet Kirmen & Lefebvre pour contester votre excès de vitesse inférieur à 20 km/h
Le Cabinet KIRMEN & LEFEBVRE exerce exclusivement comme avocat en droit routier depuis plus de 15 ans. Nous intervenons partout en France pour défendre les conducteurs dont le permis est menacé, avec plus d’un millier de permis sauvegardés ou récupérés depuis notre création. Notre pratique est centrée sur la défense des conducteurs confrontés à des infractions routières, comme celle d’un excès de vitesse inférieur à 20 km/h. Chaque dossier fait l’objet d’une analyse attentive des pièces, des délais, des antécédents et des éventuelles irrégularités de procédure. Nous sommes également engagés auprès d’associations de défense des automobilistes, notamment la FNEC et l’ANDEVI, et sommes régulièrement sollicités par les médias pour notre expertise en droit routier.Une contestation mal faite peut vous coûter votre permis.
Si l’amende entraîne une perte de points importante ou menace votre droit de conduire, contactez le cabinet avant d’envoyer votre contestation.
Appeler le cabinet